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Le Portugal est parmi les nations les plus anciennes de l'Europe, forte de ses huit siècles d'histoire et d'un heureux mélange de peuples, de cultures et de traditions.
Bien avant que D. Afonso Henriques ne déclare l'indépendance des royaumes de Léon et de Castille, en 1143 à Guimarães, et ne devienne le premier roi du Portugal, les Phéniciens, les Grecs, les Carthaginois, les Romains, les Huns, les Suèves, les Alanis, les Vandales et les Maures de l'Afrique du Nord en avaient déjà sillonné le territoire.
Au fil des XIIe et XIIIe siècles, les rois portugais en ont successivement étendu les frontières et, avec l'aide des Croisés, ils ont enfin pu conquérir le royaume des Algarves à un puissant émir arabe.
Une fois ses frontières établies, le Portugal s'est tourné vers l'intérieur. À la fin du XIIIe siècle, le roi D. Dinís créait l'Université de Coimbra, l'une des plus anciennes en Europe. Tandis que des châteaux, des palais et des cathédrales étaient érigés dans les principales villes. Pourtant, le royaume s'est avéré être trop exigu face à l'ambition, de taille, des monarques portugais qui n'ont su résister à l'appel de la mer.
C'est ainsi que commençait une des plus grandes aventures de l'humanité; celle des Découvertes, sous la houlette d'un infant visionnaire, Henri dit le Navigateur. Pendant les XIVe, XVe et XVIe siècles, les caravelles portugaises se sont élancées vers l'Afrique, l'Orient lointain et jusqu'aux profondeurs du continent sud-américain. Les navigations ont permis de conquérir de nouvelles terres, d'accumuler des richesses et d'apporter en Europe biens et denrées jusqu'alors inconnus.
Ce petit royaume devenait soudainement le plus grand empire du monde. Le Portugal se mettait à attirer savants et mercenaires, chercheurs et peintres, commerçants et poètes, esclaves et princes. Tant de pouvoir et de richesses attisaient la convoitise d'autres peuples. À la suite de la mort tragique du jeune roi D. Sebastião, au cours de la bataille d’Alcacer-Kibir, en Afrique du Nord, le trône laissé vacant était alors occupé par les rois espagnols, dont les deux royaumes ont été réunis 60 années durant.
Grâce à la restauration de l’indépendance par D. João IV en 1640, le Portugal regagnait un souverain portugais. Déjà, au XVIIIe siècle, D. João V, le roi absolutiste qui était un véritable amant des arts, commandait l’édification d’un palais-couvent à Mafra ainsi que celle de l'aqueduc des « eaux libres » pour abreuver Lisbonne.
Néanmoins la capitale du royaume, aussi faste qu’exotique, était pratiquement rasée par le grand tremblement de terre de 1755. C’est au marquis de Pombal, alors ministre du roi D. José, qu’il revint de concevoir une nouvelle Lisbonne, à la fois monumentale et capable de faire face aux fureurs de la nature.
Au XIXe siècle, en raison de l’invasion du Portugal par les troupes napoléoniennes, la cour partait s'installer au Brésil, d’où elle ne revint que 13 ans plus tard pour retrouver un pays bien différent, affaibli par de nombreuses années de guerre et où les idées républicaines ne cessaient de s’affirmer. Si bien que la République finit par être instaurée en 1910.
C’est après une période de convulsions, qu’un homme appelé António Oliveira Salazar, dictateur controversé, à la fois chéri et haï, a gouverné le pays d’une main ferme pendant près d’un demi-siècle. La « révolution des œillets » du 25 avril 1974 rendait leur liberté aux Portugais et mettait un terme à ce qu’il restait de l'ancien empire colonial.
Retrouvant ses frontières originales, le Portugal se tournait cette fois vers l'Europe. En 1986, le pays adhérait à la CEE et depuis vingt ans les Portugais participent avec enthousiasme à la construction d'une nouvelle Europe. Sans toutefois jamais faire fi de leur histoire, de leur caractère ni de leurs traditions.
Pour en savoir plus:
- Le Portugal à ses origines
- Les Découvertes - L'Union ibérique - Quand la terre a tremblé... - La Cour au Brésil - La République et l'État Nouveau - La << révolution des oeillets >>
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